Jeudi 9 juillet 2009



CHAMELEON
カメレオン
Année : 2008
Genre : rapt-ile
Production : Toei / Central Arts
Réalisation : Sakamoto Junji
Avec : Fujiwara Tatsuya, Mizukawa Asami, Shioya Shun, Toyohara Kosuke, Hagiwara Masato, Kishibe Ittoku, Hiraizumi Sei, Inuzuka Hiroshi, Tani Kei, Kato Haruto, Emoto Tasuku, Machida Shion, Namioka Kazuki, Nishi Kouichiro, Park Sohee, Sugata Shun







Parce qu'ils ont été témoins d'un kidnapping, un petit groupe d'arnaqueurs va être pris en grippe par des yakuza...qui finiront par se déchainer...
























On passe un peu par tous les états, durant le visionnage de ce CHAMELEON... Les personnages ne sont pas attachants, ils sont laids (pour la plupart) et il ne se passe pas grand chose durant la majeure partie du récit. On suit alors les pérégrinations des jeunes arnaqueurs en zieutant négligemment l'heure qui défile lentement...

Pourtant, la réalisation s'avère plutôt bonne, la photographie a une âme et le réalisateur parvient à créer une ambiance quasi indéfinissable, proche du surréalisme (c'est grâce à CHAMELEON que Sakamoto Junji fut désigné pour signer ZATOICHI THE LAST). Aussi on se fait violence, on s'accroche et on va jusqu'au bout de l'histoire.
























Alors certes le personnage principal est antipathique (et en plus il est interprété par Fujiwara Tatsuya que j'ai personnellement du mal à supporter), mais l'ambiance étrange et trois quatre scènes d'action bien fichues-dont une petite course poursuite en voiture- rattrapent le tout. A noter que le style de close-combat "n'importe-nawak" de Tatsuya est volontairement un peu ridicule mais franchement efficace (ce qui vaut d'ailleurs au film de figurer dans la catégorie "arts martiens" de ce blog). Le final, lorsque notre anti-héros se transforme en nettoyeur sous acides (c'est un camé, Léon), réserve une nouvelle fois son lot de surprises et de plans un brin destabilisants.

Un film qui ne ressemble à aucun autre et qui possède une identité propre, même s'il n'est pas globalement bon, ne peut être foncièrement mauvais. A voir donc, pour se forger son propre avis... Moi je sais pas encore si j'ai détesté ou apprécié ce CHAMELEON...c'est sans doute plutôt bon signe.
Par Oli - Publié dans : Arts martiens - Communauté : Tout sur le Japon
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Samedi 4 juillet 2009



ONECHANBARA THE MOVIE : VORTEX, aka Onechanbara Beauty The Movie : vorteX
お姉チャンバラ THE MOVIE vorteX
Année : 2009
Genre : bloody elle
Production : Geneon Universal / Jolly Roger
Réalisation : Tokairin Takeshi
Avec : Tejima Yuu, Kawamura Rika, Ozawa Akari, Arakawa Chika, Hoshina Youhei, Imura Kumi, Yuuki Kaoru








Dans un Japon post-apocalyptique ravagé par les zombies, Aya, une sabreuse en bikini, et Saki, une écolière tueuse, vont être amenée à rencontrer la mystérieuse Himiko...dont les sombres desseins semblent impliquer des morts-vivants et une petite fille aux curieuses capacités...




























Adaptation d’un jeu PS2, le premier ONECHANBARA avait bien fait parler de lui à l’époque de sa sortie, à tel point qu’un dvd doté de sous-titres anglais est maintenant disponible à l’étranger. Ce petit succès était d’ailleurs parfaitement mérité : fun et sexy, ONECHANBARA ne se prenait pas la tête, mais en découpait plutôt quelques unes !

En guise de suite, les producteurs ont cette fois-ci visé un jeu vidéo de la même franchise, mais édité sur Xbox : VORTEX. Si l’univers demeure le même (kitch, débile, sexy et violent), toute l’équipe originelle a disparu pour laisser sa place à une nouvelle : nouveau réalisateur, nouveau chorégraphe (Ohara Tsuyoshi à la place de Ohara Go) et nouvelles actrices. Au passage on ressuscite plus ou moins quelques demoiselles, on laisse un peu de coté la menace zombie, on mélange négligemment l’ensemble et on édite rapidement un petit dvd bâclé.



























ci-dessus : quelques gouttes d'éroglobine

Ensemble mou, actrices moins avenantes (Ozawa Akari, qui remplace l’irremplaçable Nakamura Chise dans le rôle de Saki, est transparente), combats médiocres (camouflés par des gouttes de sang à répétition qui éclaboussent l’écran), VORTEX n’a décidément rien pour lui. Entre le premier ONECHANBARA et le second, c’est donc bien le jour et l’ennui.
Par Oli - Publié dans : Arts martiens - Communauté : Tout sur le Japon
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Vendredi 3 juillet 2009




HAJIRAI MACHINE GIRL, aka Shyness Machine Girl
HAJIRAI マシンガール
Année : 2009
Genre : s-pine off
Production : Fever Dreams / Inter Film / Nikkatsu / Spotted Productions
Réalisation : Iguchi Noboru
Avec : Kijima Noriko, Ishikawa Yûya, Tanaka Demo, Kishi Kentaro, Murakami Hiroaki, Yukihide Benny, Naoi Takatoshi, Aoki Masahiro, Shimazu Kentarô, Asami








Alors qu'on l'avait laissée pour morte, un couteau planté dans la tête, Yoshie, la camarade d'Ami (la première Machine Girl) est bientôt recousue pour, justement, en découdre avec ses agresseurs.
























HAJIRAI MACHINE GIRL est un court métrage (22 minutes) tourné à la va-vite pour trois fois rien sur le toit d'un immeuble de Tokyo. L'objet n'a pas de réel intérêt, mais avant de le descendre en flammes il faut garder à l'esprit qu'il s'agit ici d'une simple vidéo proposée en bonus sur le dvd du film THE MACHINE GIRL. La vidéo en question, qui n'obéit quasiment à aucune règle en vigueur dans les écoles de cinéma (à croire que Iguchi s'amuse régulièrement à filmer avec une seule main juste pour rire) est donc la suite (pourtant présentée comme un spin-off par Asami) du film précédemment cité. On y retrouve d'ailleurs quelques uns des personnages, tous plus ou moins ressuscités, et notamment la petite Yoshie, la copine de la première Machine Girl. Après avoir été recousue, on collera à l'intéressée une arme à feu dans l'anus (c'est un canon fe-scié) afin qu'elle puisse se venger.























ci-dessus : ou comment avoir le feu aux fesses...

Avec HAJIRAI MACHINE GIRL, Iguchi Noboru ose donc tout ce qu'il s'était refusé de faire dans THE MACHINE GIRL. Parfois critiqué pour son supposé premier degré et son ton trop sérieux, THE MACHINE GIRL avait plutôt déçu. HAJIRAI MACHINE GIRL en est par conséquent l'extrême opposé, mais n'en demeure pas pour autant plus digeste. Lourdingue et volontairement bâclé (les mauvaises langues diront que Iguchi Noboru n'a pas besoin de faire exprès), HAJIRAI MACHINE GIRL peut être sympathique pris comme il est : c'est à dire un simple bonus d'une vingtaine de minutes produit pour un dvd. Malgré tout, j'avoue que j'ai eu du mal...même si l'attaque finale de Yoshie m'a décroché un sourire. C'est graveleux, docteur ?

Par Oli - Publié dans : Horreur : divers et (a)variés - Communauté : Tout sur le Japon
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Lundi 29 juin 2009




AKUMU TANTEI 2, aka Nightmare Detective 2, aka Nightmare Detective II
悪夢探偵2
Année : 2008
Genre : night-mère
Production : Movie Eye Entertainment / Kaijyu Theater
Réalisation : Tsukamoto Shinya
Avec : Matsuda Ryuhei, Andô Wako, Ichikawa Miwako, Kan Hanae, Kitami Toshiyuki, Matsushima Hatsune, Mitsuishi Ken, Miura Yui, Uchida Shungiku








Alors qu'il a toutes les peines du monde à trouver la paix en raison de douloureux souvenirs d'enfance liés au suicide de sa mère, un jeune homme capable de naviguer entre les rêves va tenter d'aider une jeune fille...dont les amies sont éliminées une à une...quand elles cauchemardent.




























Après un premier NIGHTMARE DETECTIVE qui avait du mal à convaincre sur la durée, Tsukamoto met ici les choses au point avec un deuxième épisode où le personnage principal est d'avantage mis en avant. Et puis, enfin, les cauchemars font peur, l'intrigue impressionne, les flashback sur l'enfance malheureuse du Nightmare Detective sont troublants et les protagonistes partageant l'affiche avec le personnage précédemment cité sont autrement plus convaincants que les trois flics du premier film.



























ci-dessus : aurait-elle besoin de toilet pas peur ?

Outre une réalisation virtuose, Tsukamoto s'amuse à prendre le genre horrifique à contre-pied en nous réservant, notamment, un final d'un calme et d'une pureté inattendus, ou encore en nous effrayant avec l'une des seules scènes étranges qui se déroule pourtant non pas dans un rêve mais…dans la réalité.

S’il n’est pas parfait pour autant (quelques cruels problèmes de rythme et un personnage principal qui manque toujours un peu de personnalité), NIGHTMARE DETECTIVE 2 réserve malgré tout quelques beaux moments de frousse et de…poésie filmée. Tsukamoto Shinya prouve ainsi une nouvelle fois qu’il fait partie des réalisateurs sur lesquels il faudra toujours compter. Film d’auteur, expérimental, poétique ou de commande, l’intéressé répond toujours présent d’une manière ou d’une autre. Non, ce n’est décidemment pas au vieux songe qu’on apprend à faire la grimace.

Par Oli - Publié dans : Fantastique - Communauté : Tout sur le Japon
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Lundi 29 juin 2009




AKUMU TANTEI, aka Nightmare Detective
悪夢探偵
Année : 2006
Genre : rêve party
Production : Movie Eye Entertainment / Kaijyu Theater
Réalisation : Tsukamoto Shinya
Avec : Matsuda Ryuhei, hitomi, Ando Masanobu, Osugi Ren, Harada Yoshio, Tsukamoto Shinya, Kobayashi Masafumi








Peu convaincue par la thèse du suicide dans deux cas récents d'automutilation, une jeune inspectrice sollicite bientôt l'aide d'un homme aux étranges pouvoirs...celui-ci est en effet capable de pénétrer dans les rêves et cauchemars des individus un peu trop...perturbés.




























Si l'extraordinaire réalisateur Tsukamoto Shinya n'a jamais commis l'irréparable, ses films de commande sonnent bien souvent plus creux que ses films personnels...et quelque part c'est plutôt logique. NIGHTMARE DETECTIVE ne déroge donc pas à la règle, mais il déçoit beaucoup plus que d'autres titres commandés au même réalisateur (HIRUKO, GEMINI). La raison ? Ici, le matériau de base semblait pouvoir s'adapter parfaitement au style mais aussi à la narration de Tsukamoto : un homme capable de naviguer de rêves en cauchemars cherchant à faire la lumière sur des secrets sombres et violents... Qui n'aurait pas rêvé d'un tel script filmé par Tsukamoto ? Hélas l'histoire se perd rapidement en bavardages un brin inutiles...surtout le ténébreux Nightmare Detective (Matsuda Ryuhei) apparait finalement assez peu à l'écran, comparé à l'inspectrice (hitomi, sans majuscule s'il vous plait), au demeurant fort agréable à regarder mais au registre d'actrice plutôt limité (hitomi est chanteuse...et j'ai beau être fan -CANDY GIRL forever- elle ne tient pas vraiment la route dans le film qui nous intéresse ici).



























ci-dessus : qui a dit "elle hélice, hitomi" ?!

Et quitte à jeter un pavé dans la (night) mare, précisons que, outre hitomi, le reste du casting semble également fort éloigné de l'univers du réalisateur. Osugi Ren et Ando Masanobu, s'ils sont évidemment des acteurs confirmés, n'en demeurent pas moins ici plutôt fades. Heureusement, Matsuda Ryuhei et Tsukamoto Shinya (hélas bien peu présent) relèvent le niveau.

Si les premiers meurtres (bien étranges et violents) et le final assez fou valent le détour, le reste de l'intrigue manque hélas de rythme et d'intérêt. Alors bien évidemment, un film moyen de Tsukamoto en vaut dix très bons de n'importe quel autre réalisateur japonais (bon j'exagère à peine)...mais avec un tel thème et un tel génie aux manettes, on était en droit d'en attendre beaucoup plus.

A noter, pour les amateurs, un superbe générique de fin intitulé Aoi Tori  (蒼い鳥), interprété par le groupe Fujifabric.

Par Oli - Publié dans : Fantastique - Communauté : Tout sur le Japon
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Samedi 27 juin 2009




TEKE TEKE, aka Teketeke, aka Teke Teke 1
テケテケ
Année : 2009
Genre : teke that !
Production : Art Port
Réalisation : Shiraishi Kôji
Avec : Ôshima Yûko, Yamasaki Mami, Nishida Mai, Ikkei, Mizuki Kaoru, Yanagi Sawa, Tsuji Shinmei








Une légende urbaine prend vie...et prend la vie ! Car Teke Teke surgit sans prévenir...mais vous pouvez malgré tout entendre le bruit de ses ongles raclant le sol pour se déplacer... Teke Teke marche en effet sur les mains, pour la bonne et simple raison qu'il s'agit d'une femme tronc. On raconte qu'elle ne serait jamais morte car, ainsi découpée dans la région de Hokkaido, le froid ambiant aurait empêché son sang de couler.

Aujourd'hui elle tranche ses victimes en deux le plus souvent près des lignes ferroviaires, la nuit...pour des raisons qui demeurent encore obscures. Une petite écolière va tenter de faire toute la lumière sur cette histoire terrifiante.




























Les producteurs de TEKE TEKE ont proposé le projet en question à Shiraishi Kôji afin que celui-ci crée un monstre cinématographique de l'ampleur d'un Toshio (JU-ON) ou encore d'une Sadako (RINGU). Et s’il y a actuellement un réalisateur japonais capable de sublimer le genre sans pour autant disposer d’un budget confortable, c’est bien Shiraishi Kôji !

Celui qui a déjà avoué rêver de pouvoir faire un jour son ALIENS à lui, se plait actuellement à naviguer dans le genre horrifique en expérimentant le plus souvent et en se rendant là où on ne l’attends pas vraiment. Il a ainsi déjà tâté de la comédie gore (YÛREI ZOMBIE), de l’horreur sale (GROTESQUE), du faux documentaire un peu dingue (OCCULT) et bien évidemment du fantastique angoissant (KUCHISAKE ONNA).

Avec TEKE TEKE, tout semblait réuni pour que Shiraishi Kôji frappe un grand coup. Une nouvelle créature bien pensée et au design assez barge (une nana coupée en deux qui marche sur les mains – et qui fait teketeketeketeke quand elle se déplace) et de jolies écolières prêtes à se faire étriper. Le film commence d’ailleurs sur les chapeaux de roue, puisque Teke Teke attaque dès les premières minutes, avec effets malins et gerbes de sang à la clef (Nishimura Yoshihiro n'était pas loin).




























Et puis ça se gâte…un peu. Quelques jeunes filles vont se lancer sur les traces du monstre, et l’enquête va s’éterniser de rumeurs en rumeurs…Et puis on nous refait le coup de la malédiction temporelle à la RINGU (ici Teke Teke reviendrait vous voir trois jours après votre première rencontre) pour finalement conclure sur une explication un brin fumeuse, mais qui a au moins le mérite de faire remonter le taux d’adrénaline du spectateur. Car les apparitions de Teke Teke sont bien fichues, décalées (voire amusantes) et pour ainsi dire (presque) jamais vues. Le style de Teke Teke ne s’apparente ainsi à aucun autre et le film y puise sa principale force.

TEKE TEKE est au final une honnête série B...que l'on appréciera si on n'en attendait pas d'avantage... Dommage quand même que ce petit film (à couper le beurre, vu comme ça tranche), se prenne parfois un peu trop au sérieux. La suite s'annonce heureusement bien plus jouissive. Et oui...à la manière de SEIFUKU SURVIGAL, l'éditeur Art Port nous refait le coup d'un moyen métrage et de sa suite tournés et sortant quasiment en même temps.

Remarquez, pour un projet à propos d'un monstre qui s'amuse à trancher les gens, normal que le film soit coupé en deux !

Par Oli - Publié dans : Horreur : divers et (a)variés - Communauté : Tout sur le Japon
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Vendredi 26 juin 2009




COBRA THE ANIMATION : TIME DRIVE VOL.2
コブラ -ザ・タイム・ドライブ- 2
Année : 2009
Episode : 2/2
Durée : 30 minutes
Genre : barbaque to the future
Production : Guild Project
Réalisation : Maejima Kenichi
Avec les voix de : Nozawa Nachi, Sakakibara Yoshiko, Chifuyu, Kosugi Jûrouta, Toujô Kanako, Takayama Minami, Kusumi Naomi, Uchida Naoya, Miyazawa Tadashi






Récemment de retour dans le passé pour sauver Lady, Cobra, qui se fait désormais appeler Joe Guilian, va relever les défis les plus fous afin de sauver son amie de toujours...




























L'OAV TIME DRIVE prend ici fin, avec un deuxième et dernier épisode aussi sympathique que le premier. Si la qualité technique est toujours aussi inégale (quelques plans somptueux, de jolis effets de lumière mais aussi une animation moyenne, une 3D trop marquée et quelques dessins moins finalisés que d'autres), TIME DRIVE a l'intelligence de proposer beaucoup plus d'action et d'enjeux que le précédent OAV intitulé THE PSYCHOGUN.

Il s'agit donc, ici, de la touche finale en terme d'adaptation des manga en couleurs de Terasawa pour le petit écran. On n'y retrouve bien évidemment ni la folie, ni les histoires dantesques de la série originelle, mais TIME DRIVE relève considérablement la barre comparé à THE PSYCHOGUN et son duel réchauffé entre l'Homme de Verre et notre ami Cobra.




























L'histoire, qui fait replonger Cobra dans le passé pour sauver Lady, est pour beaucoup dans le plaisir que l'on prend à suivre ces pérégrinations violentes et sexy (oui le quota de grosses poitrines est une nouvelle fois respecté, si bien d'ailleurs qu'on aurait pu rebaptiser cet OAV Bareback to the Future...). On passe ainsi de quelques combats mettant en scène l'ancien Cobra, à la rencontre improbable entre le nouveau Cobra et Emeralda (future Lady), qui passera ainsi régulièrement d'un pirate à un autre...

S'ils ne s'attendent pas à l'aventure du siècle, les fans ne devraient pas être déçus. Incomparable avec la série télévisée des années 80, l'OAV TIME DRIVE fait donc malgré tout passer un bon moment. La touchante Emeralda n'est d'ailleurs pas pour rien dans le petit succès de cet anime là...et on aurait presque eu envie que l'histoire continue et nous en dise beaucoup plus sur les anciennes relations entre ces deux personnages mythiques de l'animation japonaise...
Par Oli - Publié dans : Anime : Cobra - Communauté : Tout sur le Japon
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Jeudi 25 juin 2009



GOTH
ゴス
Année : 2008
Genre : tueur en chérie
Production : Jolly Roger / Universal / Tornado Films
Réalisateur : Takahashi Gen
Avec : Hongo Kanata, Takanashi Rin, Matsuo Toshinobu, Yagyu Miyu, Yamanaka So, Torihada Minoru, Natsuo Youna, Nakata Kei, Nikaido Satoshi, Okuda Erika, Omura Namihiko, Hayami Kyoko, Imaizumi Nonoka, Ida Kunihiko, Okamura Yoichi, Kamiya Mika, D, Maari, Megumi Hina, Nagatsuka Keishi







Deux lycéens se rencontrent sur les lieux d’un crime. Leur passion pour le morbide va rapidement les rapprocher, et ils vont bientôt se lancer sur les traces du tueur en série responsable de l’assassinat de plusieurs jeunes filles…mais avec quelles réelles intentions ?




























Takahashi Gen adapte avec GOTH un livre signé Otsuichi. Techniquement très soigné, avec une photographie particulièrement réussie et quelques thèmes musicaux bien pensés, GOTH (prononcez « gossu » au Japon) ne déçoit pas sur la forme. D’ailleurs celle-ci contribue à plonger rapidement le spectateur dans une ambiance sombre et à la limite du surréalisme où le meurtre, la violence et les petites perversions qui les accompagnent habituellement occupent une place de choix.

Deux lycéens aux esprits un brin torturés vont donc tenter de débusquer un tueur en série…car son travail les subjugue. Bien évidemment, on se demande ce qui se pourra bien se passer quand ils mettront (éventuellement) la main sur cet orfèvre de l’horreur…ne dit-on pas : qui SM le vent, récolte la tempête ?



























ci-dessus : oui, le noir c'est goth-ic

La tempête, pourtant, ne se déchaînera pas vraiment. GOTH est en effet d’avantage un film de mystères et d’ambiance qu’un titre jouant sur l’horreur ou les scènes choc. Le rythme, lancinant, est d’ailleurs à double tranchant. Mais si vous faites l’effort d’entrer dans l’univers décalé de GOTH, vous ne devriez pas regretter le voyage.

Bien évidemment, il ne faut pas se lancer dans le film de Takahashi Gen dans l’espoir de voir les thèmes du masochisme, du voyeurisme ou encore de la morbide-dépendance aussi bien traités que chez Akihito Shiota par exemple. GOTH est avant tout un film de mystères et de douce violence, que les petites perversités des deux personnages principaux colorent d’une teinte originale et bienvenue pour un titre de ce genre.
Par Oli - Publié dans : Horreur : divers et (a)variés - Communauté : Tout sur le Japon
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Lundi 8 juin 2009



BLOOD : THE LAST VAMPIRE
ブラッド ザ ラスト ヴァンパイア
Année : 2000
Genre : Saya a les crocs
Production : Production I.G. / Sony / IG Plus / Aniplex
Réalisation : Kitakubo Hiroyuki
Avec les voix de : Kudoh Yuki, Nakamura Saemi, Joe Romersa, Rebecca Forstadt, Stuart Robinson, Koteyama Akira, Tom Fahn, Fitz Houston, Steve Blum, Paul Carr









Japon, 1966.
Saya est une vampire qui traque les démons pour le compte d'une organisation secrète. Elle est bientôt envoyée en mission dans une base militaire américaine du Kanto...pour y démasquer quelques monstres sanguinaires.




























En 2000, BLOOD THE LAST VAMPIRE fit l'effet d'une petite bombe dans le monde de l'animation. La raison ? Une technique assez grandiose et une narration simple mais qui va à l'essentiel. Si Saya ne prononce ainsi que très peu de mots durant les quelques dizaines de minutes que dure le film, elle n'en a pas moins une âme et s'impose à l'écran comme un nouveau personnage sur lequel il va falloir compter. Le futur ne démentira pas cette première bonne impression puisque manga, jeux vidéo (faisant un peu la lumière sur l'univers de Saya), série et même film live suivront. Une 3D savamment intégrée à de la 2D, des effets de lumière remarquables, un ryhtme effréné, une héroïne charismatique et le nom de Oshii Mamoru comme superviseur de la production auront donc suffi à immortaliser un film dont on n'a pas fini de parler...




























Malgré toutes ses qualités, BLOOD possède son lot de détracteurs. L'histoire beaucoup trop simple et une animation loin d'être exempte de défauts sont les principaux reproches généralement formulés. Chacun son point de vue... Pour moi la simplicité du scénario rend encore plus impressionnant le tour de force des créateurs du film pour rendre leur semblant d'univers aussi prenant et crédible . Les petits soucis techniques, enfin, demeurent bien accessoires tant les qualités digitales sont éclatantes à l'écran.

Epatant certes, mais également loin d'être le film animé du siècle, voire même seulement de la décennie. C'est d'ailleurs peut-être parce que certains ont trop fait monter la sauce que d'autres se sont empressés de tirer à boulets rouges sur BLOOD THE LAST VAMPIRE... En tout état de cause il serait dommage de passer à coté d'un tel titre. Une petite vampire nippone (ni mauvaise), aSayante en chef qui tranche les démons à tours de bras dans un déluge d'effets spéciaux le plus souvent réussis. Qui pourrait bien dire non ?
Par Oli - Publié dans : Anime - Communauté : Tout sur le Japon
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Lundi 1 juin 2009



BLOOD
ブラッド
Année : 2009
Genre : série B(lood)
Production : Toei / Aya Pro Company / Blood Film Partners / Rakuei-sha
Réalisation : Shimoyama Ten
Avec : Sugimoto Aya, Kaname Jun, Tsuda Kanji, Yamaguchi Sayo, Matsuda Satoshi, Guts Ishimatsu, Mizumoto Hidejiro, Morishita Yuri, Narasaka Atsushi, Sakuragi Rin, Sone Harumi, Sudo Masahiro








Hoshino, un inspecteur de police plutôt zélé, décide de rouvrir une affaire classée depuis des années : le crime odieux d'une jeune femme... Une affaire qui le conduira jusqu'au manoir de Miyako Rojunberg...une dame aux charmes dangereux, dissimulant de sombres secrets...ainsi que deux canines très aiguisées !




























Le réalisateur Shimoyama Ten mène une carrière quelque peu étrange, mêlant films presque inclassables (OTOGIRISO), romances surprenantes (ABOUT LOVE) et succès renversants (SHINOBI). Et voici donc son dernier né intitulé BLOOD, un film de vampires plutôt prometteur compte tenu de sa bande-annonce musclée et de son casting alléchant.

Si le début de BLOOD surprend d'ailleurs agréablement, puisque mélangeant allégrement les genres (policier / sexy / horreur / action), on ne tarde pas à comprendre que l'ensemble n'a pas dû bénéficier d'un budget conséquent... Les décors se comptent ainsi au nombre de trois (un hangar, un manoir minuscule -prétendument construit pour les seuls besoins du film- et...un autre hangar)...ce qui réduit considérablement les perspectives du scénario. Un scénario plutôt simpliste au demeurant, même si Shimoyama Ten avoue s'être inspiré de BLADE RUNNER pour ses personnages. Deckard serait ainsi Hoshino -le flic, et le Réplicant Roy le vilain vampire Okita Souji (oui, le légendaire capitaine du Shinsen Gumi). Alors oui, pour les références il faut quand même chercher loin, très loin...même si je dois avouer que la décision finale de Okita Souji, dans le titre qui nous intéresse ici, n'est pas sans rappeler celle de Rutger Hauer dans le mythique BLADE RUNNER. Hormis ce clin d'oeil minuscule (que je n'aurais pas deviner sans avoir lu le livret officiel du film), l'histoire de BLOOD se contente de resucer (normal pour des vampires) quelques thèmes romantiques bien connus dont l'inévitable triangle amoureux au destin tragique.




























Histoire assez simple, rebondissements convenus (en dehors de la bonne fin) et décors minimalistes...il n'en fallait pas moins pour que le film frise le ridicule à plusieurs reprises (et en étant parfaitement objectif, quelques maladresses sont quand même impardonnables). Le mélange des genres permet néanmoins (parfois) de faire passer cette douloureuse pilule, surtout que les quelques scènes d'action à la sauce chanbara ne sont pas trop désagréables (Shimoyama Ten se vante d'ailleurs de n'avoir utilisé aucun effet numérique dans ses chorégraphies). Et puis il y a donc cette ambiance un peu sexy (érotique serait un bien grand mot) qui a sans doute contribué à propulser BLOOD dans la catégorie des films interdits aux moins de 15 ans (le réalisateur en est étrangement assez fier, puisqu'il a précisé que cette catégorie était son objectif quand il s'est lancé dans le projet). On aperçoit ainsi un peu de la sculpturale silhouette de la sublime Sugimoto Aya, et ça ne va pas déplaire aux fins connaisseurs. Il faut d'ailleurs reconnaître que le film s'est quelque peu vendu sur le seul nom de Sugimoto Aya, tant cette dernière est devenue, au Japon, l'image même de la femme sexy, moderne et qui s'assume. L'intéressée possède d'ailleurs cette étrange particularité de plaire autant aux hommes (vous devinez pourquoi) qu'aux femmes...depuis qu'elle a précisé, lors de son divorce en 2003, qu'elle se séparait de son mari parce que celui-ci ne faisait pas assez l'amour ! Oui, Miss Sugimoto, au Japon, c'est un peu l'Aya-tollah de l'érotisme moderne et libéré.

BLOOD demeure néanmoins, ne nous le cachons pas, une jolie déception. Le film de Shimoyama Ten, pris comme une simple série B un peu fauchée (ce qu'il est bien, finalement), peut pourtant aisément divertir. Mais on était quand même en droit d'attendre beaucoup plus qu'un simple DTV-like de la part du réalisateur de l'excellent SHINOBI...
Par Oli - Publié dans : Arts martiens - Communauté : Tout sur le Japon
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échec et (ciné)mat...

Le cinéma japonais à tendance horrifique, SF ou fantastique en direct du Japon. Les sorties ciné, dvd, les drama, les anime et tout ce qui peut bien me passer sous la main. Avec une seule règle : vous faire partager tout cela pas toujours très sérieusement (jeux de mot -de tête- assurés).

Aucune tentacule n'a été blessée durant la réalisation de ce blog et aucun film chroniqué sur ces pages n'a été téléchargé illégalement.

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TOUS LES FILMS ET DRAMA EN FRANCAIS :
Les films et drama classés par titre (japonais)
Les films et drama classés par réalisateur

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ENGLISH VERSION in alphabetical order (under construction) :

ENGLISH PAGE 1 : 20th Century Boys >> Dai Nipponjin
ENGLISH PAGE 2 : Damned Files 0 >> Haruki Web Cinema Vol.1
ENGLISH PAGE 3 : Haruki Web Cinema Vol.4 >> Kōkaku kidōtai 2.0
ENGLISH PAGE 4 : Kokkuri san >> Paco and the Magical Book
ENGLISH PAGE 5 : Rampo >> Sôseiji
ENGLISH PAGE 6 : Sougiya Tsukiko >>



du show et du réchauffé















































































































































































































































un patient...

voici dans l'ordre les patients (ou films) les plus attendus à la barre d'échec et (ciné)mat, afin d'être décortiqués par mes soins (intensifs) :



BATON (Kitamura + Iwai)
(Diffusé à Yokohama d'avril à septembre 2009)


HARD REVENGE MILLY BLOODY BATTLE
(11 juillet 2009)


COBRA THE ANIMATION : ROKUNIN NO YÛSHI
(13 épisodes prévus en 2009 : repoussés en 2010)


HITORI KAKURENBO GEKIJÔ BAN
(17 juillet 2009 en dvd)


AIR DOLL
(automne 2009 au cinéma)


JU-ON SHIROI RÔJO
(7 aout 2009 en dvd)


JU-ON KUROI SHÔJO
(21 septembre 2009 en dvd)


VAMPIRE GIRL VS. FRANKENSTEIN GIRL
(sortie courant 2009)


INVITATION ONLY, avec Maria Ozawa
(17 avril 2009 au cinéma à Taiwan)


TEKE TEKE 2
(24 juillet 2009 en dvd)


OCCULT
(21 mars 2009 au cinéma)


THE SHOCK LABYRINTH de Shimizu Takashi
   (octobre 2009 au cinéma)


20TH CENTURY BOYS CHAPTER 3
(29 aout 2009 au cinéma)


KILL
(24 juillet 2009 en dvd)


SAMURAI PRINCESS
(courant 2009 au cinéma)


ATOM
(23 octobre 2009 en salles aux USA...et au Japon ?)


YAMAGATA SCREAM
(1er aout 2009 au cinéma)


HIGH KICK GIRL
(juin 2009 au cinéma)


SUPER GORE GIRL
(17 juillet 2009 en dvd)


MW
(4 juillet 2009 au cinéma)


ZOMBIE CHILD
(courant 2009)


YATTERMAN
(7 mars 2009 au cinéma, prochainement en dvd)


CARRASCO RIDER
(13 juin 2009)


ROBOGEISHA
(automne 2009 au cinéma)


UNKO SAN
(17 juillet 2009 en dvd)


SAMURAI ZOMBIE
(24 juillet 2009 en dvd)




J'en parle ailleurs :

ACHILLES TO KAME (20 septembre 2008)
MAISON IKKOKU SPECIAL DRAMA 2 (26 juillet 2008)
MAISON IKKOKU SPECIAL DRAMA 1 (2007)
SHARASOJYU (2004)
ALL ABOUT LILY CHOU-CHOU (2001)
GEKKÔ NO SASAYAKI (1999)
SUZAKU (1997)
BLACK RAIN (1989)
HACHIKO MONOGATARI (1987)
TAMPOPO (1985)
ANTARCTICA (1983)



du cinéma au jeu-vidéo...et vicieux versa. Playstiférés, Xboiteux ou Wiicopathes, n'hésitez donc pas à visiter cette page.

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