Après un premier épisode bien troussé et un deuxième opus plus moyen mais qui demeurait malgré tout divertissant, les producteurs ont rempilé pour ce chapitre final qui est bien évidemment le
chapitre de trop. On tente bien de dépoussiérer les décors en transposant l’intrigue en Corée du Sud mais ça ne fonctionne pas vraiment. Car là où ONE MISSED CALL 2 utilisait à bon escient
Taiwan et son folklore pour renouveler un peu son sujet, ONE MISSED CALL FINAL se contente de quelques plans de Pusan (moi ça me
séoul) sans jamais aller au-delà (on n’entend
d’ailleurs aucun mot coréen durant tout le film, c’est un vrai tour de force – car comme par magie le seul personnage sud-coréen du film est…muet !).
ONE MISSED CALL FINAL se détache néanmoins quelque peu des deux premiers films en se réappropriant leur principe de base (on reçoit un appel du futur annonçant notre mort) mais en y injectant
toutefois un petit détail bien sympathique : en effet il est désormais possible d’échapper à la malédiction si la victime initialement désignée transfère le message mortel de son téléphone vers
celui de l’un de ses contacts. Ici la bande de jeunes va rapidement comprendre le stratagème et la tension va monter crescendo : le groupe va bien évidemment se désagréger à toute vitesse,
certaines demoiselles n’hésitant pas à transférer le message maudit à leur meilleure amie : crêpage de chignon assuré ! De plus, il faut souligner que dans ce film-ci, et contrairement aux deux
premiers, toutes les victimes potentielles (à l’exception d’Emiri et de son petit ami) sont parfaitement insupportables, voire parfois odieuses. Le plaisir n’en est que plus grand lorsque la
mort se décide enfin à frapper.
Sur le fond par contre, rien de neuf, la
corréelation (du sud) entre les différents épisodes de la série est totale. L’esprit de Mimiko plane comme à son habitude sur le film armé de
ses mises en scènes macabres et de ses bonbons rouges (on a donc droit à un véritable
sucre d'orgie de meurtres), et la sonnerie de téléphone est toujours la même. On regrettera le
manque d’originalité de l’ensemble, la faiblesse de l’intrigue et surtout ces petits détails qui, mis bout à bout, confèrent à ce chapitre final un arrière goût de ratage : le bug informatique
de la fin est, par exemple, complètement ridicule. Le dénouement (qui se veut éminemment tragique) tombe également à plat puisqu’il s’agit de la copie conforme de l’une des plus jolies scènes
de ONE MISSED CALL 2.
Les fans de la franchise seront sans nul doute les plus déçus puisque ce chapitre final qui se voulait plein de révélations ne nous apprend quasiment rien de plus au sujet de la malédiction de
la petite Mimiko…
Derniers Commentaires