Avec : Ishida Takuya, Tanimura Mitsuki, Daitô Shunsuke, Matsumuto Rio, Fukikoshi Mitsuru, Emoto Akira, Suzunosuke Tanaka
Depuis quelques jours, le Japon est frappé par un mal étrange : toutes les personnes portant le nom de famille SATO paraissent devoir décéder d'une manière ou d'une autre (suicide, foudre,
chute fortuite...).
Le jeune casse-cou Tsubasa Sato n'accorde que peu d'importance à ces évènements surréalistes... jusqu'à ce qu'il se retrouve sans le vouloir dans un univers parallèle, curieusement similaire au
Japon qu'il connait mais qui vit sous le joug d'un Roi sanguinaire...
Adaptant une nouvelle à succès de Yamada Yusuke, Shibata Issei livre ici un film à l'histoire très mystérieuse et donc particulièrement prenante tant que ledit mystère tient. Lorsque
le pot aux roses est enfin dévoilé, l'intérêt retombe hélas rapidement...
Mais REAL ONIGOKKO, de quoi ça cause exactement ? D'une psychose frappant le Japon depuis que tous les gens portant le nom de famille Sato disparaissent petit à petit, d'un jeune homme surdoué
dans l'art de la fuite, de "boogey men" modernes qui ne demandent qu'à sourire (
smile, hey !) mais qui vous découpent en petits morceaux si vous vous appelez Sato, de courses
poursuites non-stop, d'un tyran avec un masque en plastique, de mystères lourds à porter et d'évènements fantastiques.
Présenté comme cela, REAL ONIGOKKO aurait tout pour plaire. Et après tout, c'est plutôt justifié (le film caracole en tête des locations au Japon). On entre ainsi très rapidement dans le vif du
sujet et on navigue en plein flou durant toute la première partie du film : où Tsubasa a-t'il débarqué, pourquoi à part sa soeur personne ne le reconnait-il, qui sont ces soldats sanguinaires
(mais souriants), s'agit-il du futur, du passé, d'un présent déformé... ?
Et puis quelques morts violentes viennent ponctuer le récit (chouette, une nana coupée en deux) et puis l'ambiance quasi post-apo de ce nouveau Japon qui semble presque déserté est carrément
réussie.
Hélas sur la fin le film ne tient pas ses promesses : la faute à de longues explications parfois interminables et aux chutes de rythme qui les accompagnent. La faute aussi à l'histoire qui ne
va peut-être pas assez loin. Ne connaissant pas l'oeuvre originale, difficile de comparer, mais il me semble qu'il manque quelque chose au récit. Un peu plus de suspense, un mystère moins
rapidement mis à jour et des explications moins fumeuses auraient sans doute été les bienvenus. Le coté un peu carton pâte de certains décors ou détails (le costume du Roi, la salle du trône)
jure également avec d'autres effets plus réussis (le château, le design des méchants -ces
diables au teint sombre).
REAL ONIGOKKO est donc loin d'être parfait. A chacun de juger : s'agit-il d'une semi-réussite ou bien d'un semi-échec ?
Oh et puis j'arrête là car c'est lourd, des
semi-remarques.
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