Lundi 29 juin 2009




AKUMU TANTEI 2, aka Nightmare Detective 2, aka Nightmare Detective II
悪夢探偵2
Année : 2008
Genre : night-mère
Production : Movie Eye Entertainment / Kaijyu Theater
Réalisation : Tsukamoto Shinya
Avec : Matsuda Ryuhei, Andô Wako, Ichikawa Miwako, Kan Hanae, Kitami Toshiyuki, Matsushima Hatsune, Mitsuishi Ken, Miura Yui, Uchida Shungiku








Alors qu'il a toutes les peines du monde à trouver la paix en raison de douloureux souvenirs d'enfance liés au suicide de sa mère, un jeune homme capable de naviguer entre les rêves va tenter d'aider une jeune fille...dont les amies sont éliminées une à une...quand elles cauchemardent.




























Après un premier NIGHTMARE DETECTIVE qui avait du mal à convaincre sur la durée, Tsukamoto met ici les choses au point avec un deuxième épisode où le personnage principal est d'avantage mis en avant. Et puis, enfin, les cauchemars font peur, l'intrigue impressionne, les flashback sur l'enfance malheureuse du Nightmare Detective sont troublants et les protagonistes partageant l'affiche avec le personnage précédemment cité sont autrement plus convaincants que les trois flics du premier film.



























ci-dessus : aurait-elle besoin de toilet pas peur ?

Outre une réalisation virtuose, Tsukamoto s'amuse à prendre le genre horrifique à contre-pied en nous réservant, notamment, un final d'un calme et d'une pureté inattendus, ou encore en nous effrayant avec l'une des seules scènes étranges qui se déroule pourtant non pas dans un rêve mais…dans la réalité.

S’il n’est pas parfait pour autant (quelques cruels problèmes de rythme et un personnage principal qui manque toujours un peu de personnalité), NIGHTMARE DETECTIVE 2 réserve malgré tout quelques beaux moments de frousse et de…poésie filmée. Tsukamoto Shinya prouve ainsi une nouvelle fois qu’il fait partie des réalisateurs sur lesquels il faudra toujours compter. Film d’auteur, expérimental, poétique ou de commande, l’intéressé répond toujours présent d’une manière ou d’une autre. Non, ce n’est décidemment pas au vieux songe qu’on apprend à faire la grimace.

Par Oli - Publié dans : Fantastique - Communauté : Tout sur le Japon
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Lundi 29 juin 2009




AKUMU TANTEI, aka Nightmare Detective
悪夢探偵
Année : 2006
Genre : rêve party
Production : Movie Eye Entertainment / Kaijyu Theater
Réalisation : Tsukamoto Shinya
Avec : Matsuda Ryuhei, hitomi, Ando Masanobu, Osugi Ren, Harada Yoshio, Tsukamoto Shinya, Kobayashi Masafumi








Peu convaincue par la thèse du suicide dans deux cas récents d'automutilation, une jeune inspectrice sollicite bientôt l'aide d'un homme aux étranges pouvoirs...celui-ci est en effet capable de pénétrer dans les rêves et cauchemars des individus un peu trop...perturbés.




























Si l'extraordinaire réalisateur Tsukamoto Shinya n'a jamais commis l'irréparable, ses films de commande sonnent bien souvent plus creux que ses films personnels...et quelque part c'est plutôt logique. NIGHTMARE DETECTIVE ne déroge donc pas à la règle, mais il déçoit beaucoup plus que d'autres titres commandés au même réalisateur (HIRUKO, GEMINI). La raison ? Ici, le matériau de base semblait pouvoir s'adapter parfaitement au style mais aussi à la narration de Tsukamoto : un homme capable de naviguer de rêves en cauchemars cherchant à faire la lumière sur des secrets sombres et violents... Qui n'aurait pas rêvé d'un tel script filmé par Tsukamoto ? Hélas l'histoire se perd rapidement en bavardages un brin inutiles...surtout le ténébreux Nightmare Detective (Matsuda Ryuhei) apparait finalement assez peu à l'écran, comparé à l'inspectrice (hitomi, sans majuscule s'il vous plait), au demeurant fort agréable à regarder mais au registre d'actrice plutôt limité (hitomi est chanteuse...et j'ai beau être fan -CANDY GIRL forever- elle ne tient pas vraiment la route dans le film qui nous intéresse ici).



























ci-dessus : qui a dit "elle hélice, hitomi" ?!

Et quitte à jeter un pavé dans la (night) mare, précisons que, outre hitomi, le reste du casting semble également fort éloigné de l'univers du réalisateur. Osugi Ren et Ando Masanobu, s'ils sont évidemment des acteurs confirmés, n'en demeurent pas moins ici plutôt fades. Heureusement, Matsuda Ryuhei et Tsukamoto Shinya (hélas bien peu présent) relèvent le niveau.

Si les premiers meurtres (bien étranges et violents) et le final assez fou valent le détour, le reste de l'intrigue manque hélas de rythme et d'intérêt. Alors bien évidemment, un film moyen de Tsukamoto en vaut dix très bons de n'importe quel autre réalisateur japonais (bon j'exagère à peine)...mais avec un tel thème et un tel génie aux manettes, on était en droit d'en attendre beaucoup plus.

A noter, pour les amateurs, un superbe générique de fin intitulé Aoi Tori  (蒼い鳥), interprété par le groupe Fujifabric.

Par Oli - Publié dans : Fantastique - Communauté : Tout sur le Japon
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Jeudi 14 mai 2009



GEGEGE NO KITARÔ, aka Gegege no Kitaro
ゲゲゲの鬼太郎
Année : 2007
Genre : un film kitarondit les fins de mois
Production : Shochiku
Réalisation : Motoki Katsuhide
Avec : Eiji Wentz, Inoue Mao, Tanaka Rena, Oizumi Yo, Hashimoto Satoshi, Hazama Kanpei, Ijyuin Hikaru, Ishii Kazuhisa, Koyuki, Muroi Shigeru, Nakamura Shido, Nishida Toshiyuki, Rijû Gô, Roppongi Yasuhiro, Tani Kei, Uchida Ruka, Yanagisawa Shingo, You







Afin d'aider une famille visée par une horde de yōkai, Gegege no Kitaro, Neko musume et Medama Oyaji vont se dresser sur la route du perfide Nezumi otoko...qui va rapidement sembler dépassé par les évènements. Se pourrait-il qu'un plus vaste et dangereux complot soit ourdi dans les ombres ?




























S'infliger une seconde séance du film GEGEGE NO KITARO pour les besoins d'un blog, voilà qui pourrait relever d'avantage de la démence que de la cinéphilie... Le long métrage de Motoki Katsuhide n'a en effet presque rien pour lui, si ce n'est le nom de la franchise mythique Gegege no Kitarô. Un nom largement aussi célèbre qu'un Tintin ou un Astérix en France et en Belgique, qui redonna d'ailleurs un coup de fouet salvateur aux légendes japonaises il y a quelques décennies de cela. Gegege no Kitarô, une franchise tour à tour kawaii et ténébreuse, drôle et brillante. Si on peut comprendre que le réalisateur n'ait pas souhaité adapter les pages les plus sombres de Gegege au cinéma, on peut au contraire parfaitement condamner sa volonté d'expurger Gegege de tout charisme et intelligence...voire carrément de tout intérêt tellement l'histoire de cette adaptation Live est d'une platitude absolue. Concernant le charisme de notre héros, la Shochiku a opté pour un garçon (idole de profession) qui n'a jamais rien su faire de ses dix doigts (le onzième je ne sais pas)...et donc surtout pas jouer la comédie ! Le casting ridicule ne s'arrête pas à l'échec du pitoyable Gegege, puisque nous avons également droit à une belle brochette de comédiens de télévision tout simplement insupportables (Nishida Toshiyuki, Hazama Kanpei) ainsi qu'à une apparition triste et ratée d'une Koyuki en totale perdition (à force de cachetonner dans d'innombrables publicités, commencerait-elle à oublier les bases de son métier ?).



























ci-dessus : chauve qui peut !

Dans ce naufrage artistique total, quelques bonnes surprises surnagent néanmoins. Tout d'abord les personnages récurrents crées par Mizuki Shigeru ne sont pas tous aussi ratés que Gegege. Nezumi otoko est assez correct, la petite Neko musume est kawaii et espiègle à souhait, quant à Medama Oyaji il est tout simplement génial. Les yōkai classiques sont également très nombreux, et la galerie monstrueuse est plutôt réussie (les effets spéciaux sont de qualité). On aura ainsi droit aux apparitions (plus ou moins brèves) de Sunakake baba, Konaki jiji, Rokuro kubi, Nurikabe, Kara kasa, Wanyudo, Karasu tengu, Hanadaka tengu, Nuppeppo, Ittamomen, Bura bura, Betobeto san et de nombreux Kitsune.

Malgré tout, ces quelques qualités formelles ne peuvent pas faire oublier le néant béant dans lequel baigne le film la plupart du temps. Tout cela est bien regrettable...surtout que d'autres réalisateurs et producteurs prouvent chaque année qu'il est possible de faire des films s'adressant à la fois aux enfants et aux adultes, sans pour autant prendre ces deux publics pour des imbéciles (Harry Potter, le Studio Ghibli...).

GEGEGE NO KITARO : vite vu, vite oublié. Même si les performances de Eiji (complètement à l'Wentz) et de Koyuki (qui incarne ici une fée cloche sans le ette) devraient vous rester longtemps en mémoire !

Par Oli - Publié dans : Fantastique - Communauté : Tout sur le Japon
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Dimanche 3 mai 2009




TÔKYÔ SONATA, aka Tokyo Sonata
トウキョウソナタ
Année : 2008
Genre : la famille règle ses contes
Production : Django Film, Entertainment Farm, Fortissimo Films
Réalisation : Kurosawa Kiyoshi
Avec : Kagawa Teruyuki, Koizumi Kyôko, Koyanagi Yû, Kai Inowaki, Igawa Haruka, Tsuda Kanji, Kojima Kazuya, Yakusho Kôji, Jason Gray








Un père de famille se retrouve sans emploi du jour au lendemain. En raison de la pression ambiante mais aussi d'une fierté mal placée, il va cacher sa délicate situation à sa femme et ses enfants des semaines durant...en faisant mine de se rendre au bureau chaque matin comme si de rien n'était.




























On l'entend un peu partout, et ça en deviendrait presque un brin irritant : TOKYO SONATA serait ainsi l'œuvre de la consécration pour Kurosawa, son film le plus personnel mais le plus abouti aussi. Soit. Il est vrai que lorsqu'il n'y a aucun fantôme qui hante l'écran d'une salle de cinéma ça plait tout de suite d'avantage aux critiques bien pensantes. Si le film de Kurosawa Kiyoshi est plastiquement superbe (mais c'est une habitude), le fond ne m'a pourtant pas totalement convaincu. Entre les plans vides et/ou contemplatifs (normal pour un film d'hauteur ?) et une histoire un peu trop caricaturale et finalement déjà vue ailleurs, difficile de crier au génie. D'ailleurs l'histoire originale de TOKYO SONATA est signée par un artiste peu reconnu pour son talent dans le monde du septième art...un con d'homme en quelque sorte, répondant au nom de Max Mannix. Heureusement le scénario distille quelques bonnes surprises, mais tout est tellement surligné au marqueur rouge que ça en deviendrait presque indigeste par moment (les employés de nettoyage qui se changent dehors...laissez moi rire ; la référence aux USA ; la caricature du chef de famille de l'ancienne génération...). Bref, si le début du film est passionnant et remarquablement bien amené, la suite est d'une finesse que je qualifierai de...pachydermique. A moins que...




























...à moins que vous n'envisagiez le film comme je l'ai fait...à savoir comme une chronique familiale aux limites du cinéma fantastique. Et tout prend alors plus ou moins un sens : les exagérations dans la mise en abyme de notre famille à la dérive, la pseudo résurrection, les mystères sur la plage, le cambriolage surréaliste, le gosse capable de devenir un joueur de piano accompli en 48 heures en s'exerçant sur un synthétiseur Bontempi cassé...
TOKYO SONATA épouse alors les formes d'un conte de fée à l'envers et d'un conte de fée à l'endroit. Une critique (un peu facile) de la société japonaise pas désagréable à suivre tant elle regorge de scènes délicieusement cocasses (surtout dans sa première partie). Après...libre à vous d'interpréter (ou de sur-interpréter) le film comme bon vous semble...n'est-ce pas...

A noter également une très belle fin, habillée d'un générique extrêmement original.
Par Oli - Publié dans : Fantastique - Communauté : Tout sur le Japon
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Jeudi 23 avril 2009



KAMOGAWA HORUMÔ, aka Battle League in Kyoto
鴨川 ホルモー
Année : 2009
Genre : les étudiants ont la (démon) niaque
Production : Shochiku / Gonzo / Eisei Gekijo / Sony Music / Asahi Shimbunsha
Réalisation : Motoki Katsuhide
Avec : Yamada Takayuki, Kuriyama Chiaki, Hamada Gaku, Ishida Takuya, Ashina Sei, Saito Shota, Saito Keita, Arakawa Yoshiyoshi, Ishibashi Renji, Masato Wada, Sato Megumi, Shinomiya Akira, Shofukutei Tsuruko, Suzuki Papaiya, Takamatsu Shinichi, Tôma Sora, Watabe Gota







Des étudiants issus d'universités concurrentes vont se livrer une curieuse bataille au coeur de Kyoto...ils vont en effet se battre à grands coups d'oni...des petits démons japonais !




























Après deux films Live dédiés à Gegege no Kitarô, le réalisateur Motoki Katsuhide s'attaque une nouvelle fois à un univers plutôt léger peuplé de créatures étranges : les oni, le plus souvent représentés par un Kami sama (divinité) à cornes. Ici les oni adoptent un visage plus kawaii et ressemblent à des petites poupées absolument pas féroces baptisées "horumô". Idéal pour plaire à un public familial, ici principale cible des producteurs et surtout d'un réalisateur bien plus inspiré que sur la franchise Gegege no Kitarô. Fades, jamais drôles et portés par des acteurs qui n'en étaient pas, les films Gegege no Kitarô m'avaient fait craindre le pire, quant aux supposées qualités de KAMOGAWA HORUMÔ. Mais Motoki Katsuhide a su éviter les écueils de ses longs métrages précédents en donnant de la consistance à ses personnages. Certes, mis à part une Kuriyama Chiaki géniale et survoltée, le reste du casting ne fait pas preuve d'un talent à toute épreuve. Mais on y croit, c'est le principal, et la plupart desdits personnages se révèlent attachants. Pour moi, dans un film de ce genre, c'est parfaitement suffisant.




























Récemment récompensé au festival d'Osaka (2009), KAMOGAWA HORUMÔ a été tourné dans la ville de Kyoto. Les puristes regretteront peut-être que le réalisateur ait joué la carte de la facilité en usant et abusant des clichés touristiques les plus éculés qui soient, mais il ne s'agit que d'un détail et le film ne mérite aucunement d'être descendu sur ce point, tant il regorge d'idées saugrenues et de bonne humeur communicative.

Si KAMOGAWA HORUMÔ manque un peu de folie et d'ambition (à mon sens il correspond d'avantage à un format "drama" qu'à un format "cinéma"), il a au moins le mérite de divertir. De plus les effets spéciaux sont assez réussis (les oni sont animés par le Studio Gonzo) et l'histoire est ponctuée d'un humour potache pas désagréable ainsi que d'une love story classique mais craquante. Bref si un jour ce film passe près de chez vous, une seule phrase devrait vous venir à l'esprit : "oni va !"

Par Oli - Publié dans : Fantastique - Communauté : Tout sur le Japon
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Samedi 7 mars 2009




PACO AND THE MAGICAL BOOK, aka Paco and the Magical Picture Book, aka Pako to mahô no ehon
パコと魔法の絵本
Année : 2008
Genre : strass et Paco-tille
Production : Amuse Soft Entertainment / DesperaDo / Toho / TV Tokyo
Réalisation : Nakashima Tetsuya
Avec : Yakusho Kôji, Wilson Ayaka, Tsumaboki Satoshi, Tsuchiya Anna, Abe Sadao, Kase Ryo, Koike Eiko, Gekidan Hitori, Yamauchi Takaya, Kunimura Jun, Kamikawa Takaya






Dans un hôpital fantaisiste aux couleurs pastelles, un vieil homme aigri au dernier degré et soigné pour ses problèmes cardiaques va, contre toute attente, se rapprocher de la petite Paco... Cette dernière, gravement malade depuis qu'elle a perdu ses parents dans un accident, oublie chaque jour ce qui a pu se passer la veille...elle se réfugie alors seule dans un monde imaginaire dont une grenouille un peu sauvage est le héros un peu obscur...




























Contrairement à ce que l'on pourrait penser au premier abord, PACO AND THE MAGICAL BOOK n'est pas un vrai film fantastique, mais plutôt un conte onirique, se situant toujours à la limite du rêve et de la réalité fantasmée. Un hôpital habité par des patients hauts en couleurs (aussi criardes que celles qui tapissent les murs de la bâtisse) et une petite fille malade dont, toutes et tous, finiront par s'occuper. Voilà pour le décor. Alors oui ça pique les yeux et certains d'entre vous seront sans doute tentés de baisser le contraste de leur téléviseur... Mais ce parti pris exagérément coloré et surchargé donne indéniablement une personnalité au film, nous permettant parfois de basculer de l'autre coté...avec Paco...dans son monde imaginaire.

Surchargé à outrance au niveau des couleurs et des décors, le film l'est tout autant au niveau de l'histoire et des émotions. Le réalisateur ne cesse ainsi de tirer sur la corde sensible du spectateur, et les bons sentiments inondent tout autant l'écran que le strass et les paillettes. Vous me direz, quoi de plus normal dans un film pour enfants ? Oui mais PACO me semble parfois oublier sa cible en chemin, et je me suis retrouvé plusieurs fois à me demander si ce titre s'adressait à un public d'adultes ou d'enfants...la conclusion du film (sur laquelle je ne m'étendrai pas) ne faisant que renforcer ce sentiment.



























ci-dessus : j'ai toujours eu beaucoup de seinpathie pour Koike Eiko

Plutôt décevant sur le fond en raison d'un ton entre deux chaises et de quelques énormes facilités scénaristiques, le film remplit malgré tout son contrat : il divertit et se révèle même assez touchant (si vous avez la larme très facile). De plus le casting est quasi parfait, et on se régale de découvrir quelques acteurs et actrices dans des rôles aussi surprenants : Yakusho Kôji en vieil homme aigri et violent, Kunimura Jun en travesti (!!) ou encore Koike Eiko en infirmière vamp (dans tous les sens du terme !). Dommage néanmoins que Tsuchiya Anna nous ressorte son personnage de bad girl, mignonne mais vulgaire, dont elle use et abuse déjà régulièrement à la télévision japonaise (ce n'est pas un rôle de composition : cette fille EST vulgaire).

Par conséquent, PACO AND THE MAGICAL BOOK n'est pas à conseiller à un public exigeant, qui risque de bayer aux corneilles. Des spectateurs plus tendres (voire faciles, sans connotation péjorative aucune) pourront malgré tout passer un bon moment, surtout s'ils se laissent bercer par l'univers graphique exubérant de l'ensemble...ou encore si vous êtes fan, comme moi, de Koike Eiko : avec elle, PACO AND THE MAGICAL BOOK se transforme véritablement en conte de féeromones.

Par Oli - Publié dans : Fantastique - Communauté : Tout sur le Japon
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Jeudi 5 mars 2009



THE SCARIEST IN KANTÔ HAUNTED PLACES AUDACIOUS REPORTING!! - CRYING IDOLS, aka Kantô saikyou kyofunoshindei spot totsugekishuzai !! Gokyu suru idolutachi
関東最恐 恐怖の心霊スポット突撃取材!! ~号泣するアイドル達~
Année : 2008
Genre : docu à mateurs
Production : Zen Pictures
Réalisation : Takauji Motoharu
Avec : Hanai Miri, Hikita Saya, Tachibana Reimi








Une équipe de tournage Zen Pictures accompagne trois idoles en quatre lieux prétendument hantés : deux tunnels, un vieux château perdu dans la forêt, et un parc à la statue décapitée...




























Le documentaire fantastique tourné dans des conditions naturelles et sans artifices aucun est un genre assez prisé au Japon (voir Document chô kowai hanashi pour vous faire une idée de la chose -le titre qui nous intéresse ici visite d'ailleurs deux lieux déjà présents dans le documentaire précité). Une petite variante du genre consiste à plonger quelques jolies filles un peu bêtes et surtout très impressionnables (donc, des idoles) dans ces ambiances étranges. Bien souvent les demoiselles craquent complètement et fondent en larmes. Et le spectateur y croit, puisqu'une idole, tout le monde le sait bien, ne sait pas jouer la comédie et ne peut donc feindre les pleurs.

On retrouve dans ce documentaire Zen Pictures trois idoles plus ou moins connues : Hanai Miri (la plus jolie) est réputée pour son tour de poitrine, Tachibana Reimi est surnommée la "fresh idolu", et enfin Hikita Saya nous est présentée comme une "spirituous idolu". Donc cette dernière, "spécialisée dans les esprits", ne va pas arrêter de la ramener en surjouant ou en nous faisant croire qu'elle ressent telle ou telle chose à l'approche de tel ou tel endroit ou monument. En plus d'être particulièrement laide pour une idole, Hikita Saya va donc se révéler complètement insupportable (franchement j'ai eu envie de la tuer - généralement on a envie de faire autre chose avec une idole, vous en conviendrez).



























ci-dessus : non ma petite Miri, tunnel pas toute seule, je vais venir te sauver !

Pendant l'essentiel de ce petit film, nos trois demoiselles se promènent donc de lieux étranges en lugubres endroits... En plein jour, je n'ai pas compris l'intérêt de la chose puisque nos idoles n'ont pas peur. Et les écouter discuter d'inepties en tous genres s'est révélé être une expérience assez déplaisante. Heureusement, les quinze dernières minutes propulsent nos héroïnes dans un tunnel maudit en pleine nuit. Chacune d'entre elle devra le traverser, seule, une petite caméra à la main. Pleurs, crises d'hystérie assez jouissives, j'avoue avoir trouvé le spectacle très amusant (suis-je normal ?). Sauf bien entendu lorsque la dernière idiote, heu idole, s'est présentée pour traverser ledit tunnel : Hikita Saya, aussi débile et insupportable que d'habitude, va encore ici en rajouter une couche (culottée tellement elle ira loin dans la crétinerie). Hikita Saya, une "spirituous idolu" ? Spécialisée dans les esprits, j'en doute. Simple d'esprit, j'y crois tout de suite d'avantage.

Par Oli - Publié dans : Fantastique - Communauté : Tout sur le Japon
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Jeudi 12 février 2009




DOCUMENT CHÔ KOWAI HANASHI - TOSHI DENSETSU DEN VOL.1
ドキュメント『超』怖い話 〜都市伝説編 〜1
Année : 2008
Genre : documenteur ?
Production : Take Shobo
Réalisation : Hirayama Yumeaki
Avec : Hirayama Yumeaki, Hayashiya Hikoichi









Un réalisateur se rend sur des lieux au très lourd passé, et nous conte les étrangetés qui y sévissent encore parfois...




























Le documentaire étrange est un genre assez méconnu en dehors du Japon, mais qui marche plutôt bien dans l'archipel. Show télé, drama, DTV, ces documentaires adoptent des formes plus ou moins différentes suivant le média visé, mais ont tous en commun un souci réel de ne pas sombrer dans la surenchère gratuite. Pas d'apparitions fantômatiques ni de scènes chocs, non. Tout est filmé dans les conditions d'un documentaire classique, avec intervention de témoins et/ou de professionnels des légendes ou autres histoires traumatisantes. Vous l'aurez donc compris : ce sous-genre à part entière du cinéma d'horreur au Japon est en réalité bel et bien du reportage, et plus vraiment du cinéma.




























Entrecoupé de quelques histoires effrayantes contées par un comédien, ce DTV vous propose de suivre le réalisateur Hirayama Yumeaki (HARUKI WEB CINEMA VOL.4) jusqu'en des lieux tristement célèbres. Hirayama Yumeaki commence par nous présenter un petit temple de Tokyo qu'il s'était amusé à vandaliser quand il était encore enfant. Quelques jours plus tard, il fut victime d'un grave accident de voiture... Cette première anecdote donne le ton du récit, et celles qui vont suivre seront du même acabit (un sanctuaire à la statue décapitée est le témoin de suicides réguliers, le tunnel de Komine et ses évènements étranges...).

Si un public existe indiscutablement pour ce genre de documentaires, j'avoue que ce n'est pas ma tasse de terreur. A dire vrai je préfère encore les vrais-faux documentaires avec des effets bien grossiers et baveux rajoutés maladroitement pour effrayer (genre images retouchées par Photoshop ou costumes de monstres en polystyrène).

Dans la même collection (Take Shobo) mais dans un tout autre genre, je vous recommande plutôt les CHÔ KOWAI HANASHI réalisées par Kamei Toru en 2006. Les anecdotes étranges y sont également au centre du récit (c'est le principe de ces séries), mais leur traitement est radicalement différent puisqu'il s'agit de fictions, et non pas de documentaires.
Par Oli - Publié dans : Fantastique - Communauté : Tout sur le Japon
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Mardi 10 février 2009




SWEET RAIN, aka Sweet Rain : Shinigami no seido, aka Accuracy of Death
死神の精度 スタンダード・エディション
Année : 2008
Genre : à la vie à l'amour
Production : NTV / Robot Communications / Warner Bros
Réalisation : Kakei Masaya
Avec : Kaneshiro Takeshi, Konishi Manami, Fuji Sumiko, Fukikoshi Mitsuru, Ishida Takuya, Mitsuishi Ken, Murakami Jun, Okuda Erika, Morishita Yoshiyuki








Messager de la Mort, Shinigami choisit qui doit franchir le pas, et qui peut encore continuer son chemin. Pour cela il adopte une forme humaine, et passe quelques jours auprès des éventuels futurs « élus ».

Si ses collègues immortels ont parfois la chance de voir le ciel bleu, lui ne sort que quand il pleut…





























Un ange de la Mort qui épouse les traits de Kaneshiro Takeshi, on aurait pu rêver pire. Shinigami est donc représenté ici de manière originale et décalée, loin très loin des habituelles manifestations légendaires de ce triste messager. A dire vrai, dans SWEET RAIN le personnage de Shinigami se révèle même plutôt sympathique. Kaneshiro kun lui apporte un petit coté sexy pas désagréable et un humour pince sans rire du plus bel effet.

L'intrigue de SWEET RAIN est découpée en trois histoires, chacune d'entre elle contant une mission de Shinigami, triste messager qui a donc la lourde responsabilité de décider si la personne désignée par la Mort est prête ou non pour faire le dernier sceau (le septième). Kaneshiro Takeshi incarne donc l'un de ces messagers (oui il y en a plusieurs), et il doit officier incognito. Dans SWEET RAIN, il devra s'occuper d'une jeune femme qui vient de faire une tentative de suicide (sublime Konishi Manami), d'un jeune yakuza qui flirte depuis déjà trop longtemps avec la mort, et enfin d'une grand-mère qui approche de la fin...



























ci-dessus : oui Kaneshiro kun les fait toutes tomber

La grande force de SWEET RAIN réside principalement dans son ton original très proche de la comédie noire, mais aussi dans la diversité des situations (trois époques différentes). Le casting est également réussi, Kaneshiro kun offrant son charisme toujours aussi indiscutable mais aussi un coté faussement naïf plutôt délectable (notamment lorsqu'il est entre les mains des yakuza, ou encore quand il tombe nez-à-nez avec ses collègues immortels). Konishi Manami se révèle quant à elle absolument magique de charme et de touchante fragilité (également chanteuse, elle interprète le sublime générique de fin : Sunny Day). Un mot bien évidemment sur Fuji Sumiko, ex-reine du cinéma japonais des années 70. Elle est tout simplement aussi resplendissante qu'il y a trente ans.

Si SWEET RAIN manque un peu d'âme, il évite l'écueil de la love story éculée (la fin est touchante mais pas dans le sens que le spectateur aura anticipé). Un joli cadeau quelque peu inattendu pour tous les cœurs d'artichaut qui s'assument (oui vous en êtes aussi, n'ayez pas honte de l'avouer : il n'y a pas que les idoles découpées à la tronçonneuse dans la vie !).


Par Oli - Publié dans : Fantastique - Communauté : Tout sur le Japon
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Jeudi 5 février 2009


HONTO NI ATTA KOWAI HANASHI
ほんとにあった怖い話
Année : 2009
Date de diffusion : février 2009
Nombre d'épisodes : 2
Genre : drama horrifique
Production : Fuji TV
Réalisation : Tsuruta Norio
Avec : Ohashi Nozomi, Ohara Masato, Miyura Mayu, Yoshitaka Yuriko, Hirata Kaoru, Koyanagi Yukimi



憑かれた森 : un père de famille se perd en voiture, au milieu d'une forêt dont tous les sentiers se ressemblent. Sa petite fille sera la première à comprendre que, malgré les multiples chemins qu'ils ont utilisés jusque là, ils ne font que passer et repasser au même endroit... Le père va alors se décider à demander son chemin...à un groupe de personnes extrêmement étranges...

血ぬられた旅館 : deux copines louent un ryokan pour presque rien. Une fois dans les lieux, elles comprennent rapidement pourquoi elles ont payé aussi peu cher : l'une des chambres est en effet laissée complètement à l'abandon... La nuit venue, un bruit étrange émergera de ladite chambre...


























Le très sérieux Tsuruta Norio, qui avait déjà signé la saison d'été 2008 de la célèbre série HONTO NI ATTA KOWAI HANASHI, rempile pour ces deux épisodes diffusés lors de l'hiver 2009. Comme toujours à la télévision japonaise, le drama est ravagé par de nombreuses publicités et par des interventions (longues) d'idoles qui pleurent de peur ou d'Inagaki Goro (membre du groupe SMAP) qui fait mine d'être surpris (aux cotés de gamins à baffer) devant de mauvaises photos censées montrer des fantômes (merci Photoshop).

Heureusement, les courts drama valent souvent le détour et font passer la douloureuse pilule des idoles débiles et des publicités envahissantes. Ces deux épisodes d'hiver ne dérogent pas à la règle et sont réalisés avec beaucoup de savoir-faire par un habitué du genre. Le premier épisode met en scène une famille perdue en pleine forêt, la voiture ne faisant que passer et repasser toujours au même endroit. Outre la chute géniale (ces êtres étranges qui se promènent en forêt ont un lien étroit avec les légendes japonaises), il convient de noter que l'ambiance est inquiétante au possible. Une réussite totale, jusque dans le casting puisque les producteurs ont réussi à faire signer Ohashi Nozomi, petite fille que je trouve absolument insupportable (la chanson de PONYO, c'est elle) mais qui est visiblement très aimée au Japon (pour preuve le nombre incroyable de show télé dans lesquels elle est apparue). Une star en herbe en quelque sorte...d'ailleurs ses parents, sans doute très contents, ne doivent pas se faire prier pour reprendre en choeur la célèbre chanson : "Ponyo Pognon, sakana no ko, aoi umi kara...".


























La deuxième histoire se déroule dans un ryokan...bien évidemment hanté. Vous avez sans doute déjà tous fait ce cauchemar très réel où, les yeux grands ouverts, vous voyez un être étrange se diriger vers vous sans pouvoir faire le moindre mouvement... Et bien ici le réalisateur Tsuruta Norio reprend cette idée à l'identique, et propose un climax assez terrifiant (pour un drama), ainsi qu'une révélation finale très bien trouvée.

Deux histoires courtes qui offrent un condensé de ce qui se fait de mieux en terme d'ambiance et de mise en scène pensées pour le format drama. A ne pas manquer si vous avez l'occasion de les visionner.
Par Oli - Publié dans : Fantastique - Communauté : Tout sur le Japon
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échec et (ciné)mat...

Le cinéma japonais à tendance horrifique, SF ou fantastique en direct du Japon. Les sorties ciné, dvd, les drama, les anime et tout ce qui peut bien me passer sous la main. Avec une seule règle : vous faire partager tout cela pas toujours très sérieusement (jeux de mot -de tête- assurés).

Aucune tentacule n'a été blessée durant la réalisation de ce blog et aucun film chroniqué sur ces pages n'a été téléchargé illégalement.

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TOUS LES FILMS ET DRAMA EN FRANCAIS :
Les films et drama classés par titre (japonais)
Les films et drama classés par réalisateur

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ENGLISH VERSION in alphabetical order (under construction) :

ENGLISH PAGE 1 : 20th Century Boys >> Dai Nipponjin
ENGLISH PAGE 2 : Damned Files 0 >> Haruki Web Cinema Vol.1
ENGLISH PAGE 3 : Haruki Web Cinema Vol.4 >> Kōkaku kidōtai 2.0
ENGLISH PAGE 4 : Kokkuri san >> Paco and the Magical Book
ENGLISH PAGE 5 : Rampo >> Sôseiji
ENGLISH PAGE 6 : Sougiya Tsukiko >>



du show et du réchauffé















































































































































































































































un patient...

voici dans l'ordre les patients (ou films) les plus attendus à la barre d'échec et (ciné)mat, afin d'être décortiqués par mes soins (intensifs) :



BATON (Kitamura + Iwai)
(Diffusé à Yokohama d'avril à septembre 2009)


HARD REVENGE MILLY BLOODY BATTLE
(11 juillet 2009)


COBRA THE ANIMATION : ROKUNIN NO YÛSHI
(13 épisodes prévus en 2009 : repoussés en 2010)


HITORI KAKURENBO GEKIJÔ BAN
(17 juillet 2009 en dvd)


AIR DOLL
(automne 2009 au cinéma)


JU-ON SHIROI RÔJO
(7 aout 2009 en dvd)


JU-ON KUROI SHÔJO
(21 septembre 2009 en dvd)


VAMPIRE GIRL VS. FRANKENSTEIN GIRL
(sortie courant 2009)


INVITATION ONLY, avec Maria Ozawa
(17 avril 2009 au cinéma à Taiwan)


TEKE TEKE 2
(24 juillet 2009 en dvd)


OCCULT
(21 mars 2009 au cinéma)


THE SHOCK LABYRINTH de Shimizu Takashi
   (octobre 2009 au cinéma)


20TH CENTURY BOYS CHAPTER 3
(29 aout 2009 au cinéma)


KILL
(24 juillet 2009 en dvd)


SAMURAI PRINCESS
(courant 2009 au cinéma)


ATOM
(23 octobre 2009 en salles aux USA...et au Japon ?)


YAMAGATA SCREAM
(1er aout 2009 au cinéma)


HIGH KICK GIRL
(juin 2009 au cinéma)


SUPER GORE GIRL
(17 juillet 2009 en dvd)


MW
(4 juillet 2009 au cinéma)


ZOMBIE CHILD
(courant 2009)


YATTERMAN
(7 mars 2009 au cinéma, prochainement en dvd)


CARRASCO RIDER
(13 juin 2009)


ROBOGEISHA
(automne 2009 au cinéma)


UNKO SAN
(17 juillet 2009 en dvd)


SAMURAI ZOMBIE
(24 juillet 2009 en dvd)




J'en parle ailleurs :

ACHILLES TO KAME (20 septembre 2008)
MAISON IKKOKU SPECIAL DRAMA 2 (26 juillet 2008)
MAISON IKKOKU SPECIAL DRAMA 1 (2007)
SHARASOJYU (2004)
ALL ABOUT LILY CHOU-CHOU (2001)
GEKKÔ NO SASAYAKI (1999)
SUZAKU (1997)
BLACK RAIN (1989)
HACHIKO MONOGATARI (1987)
TAMPOPO (1985)
ANTARCTICA (1983)



du cinéma au jeu-vidéo...et vicieux versa. Playstiférés, Xboiteux ou Wiicopathes, n'hésitez donc pas à visiter cette page.

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